Médecine du travail : tout change !

La loi El Khomri a introduit de nombreuses nouveautés en matière de médecine du travail. Elles s’appliquent depuis le 1er janvier 2017.

Ne l’appelez plus jamais “visite médicale d’embauche” : celle-ci prend désormais le nom de “visite d’information et de prévention” ! Au-delà des termes, ce sont les objectifs qui évoluent puisqu’il ne s’agit plus d'un examen médical ni de vérifier l’aptitude à tenir un poste. Cela signifie notamment que la visite peut être conduite par le médecin du travail, par un interne ou par un infirmier. Certains postes à risque – exposition à l’amiante, au plomb, aux agents cancérigènes… – restent toutefois soumis à examen médical.

La visite d’information et de prévention doit avoir lieu dans les trois mois après l’embauche, mais les salariés qui en ont déjà bénéficié dans les cinq années précédentes peuvent s’en affranchir. Elle a pour but :

  • d’interroger le salarié sur son état de santé ;
  • de l'informer sur les risques liés à son poste de travail ;
  • de le sensibiliser sur les moyens de prévention à mettre en œuvre et de l’informer sur les modalités de suivi de son état de santé ;
  • de l'informer de son droit de bénéficier, à tout moment et à sa demande, d'une visite avec le médecin du travail.
  • et d’identifier si l’état de santé du salarié ou les risques auxquels il est exposé nécessitent une orientation vers le médecin du travail.

Parallèlement, le rythme des visites périodiques – tous les deux ans jusqu’ici – dépend désormais des conditions de travail, de l’état de santé et de l’âge de l’intéressé, et des risques auxquels il est exposé. Il ne peut toutefois excéder cinq ans.

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