Objets connectés : branchés santé ou santé branchée ?

Pour la santé, l’heure de la révolution connectée a sonné. Que nous promet-elle ? Que va-t-elle changer dans nos comportements ? Est-ce seulement un gadget ? Comment Harmonie Mutuelle se positionne-t-elle face à ce phénomène ? Analyse.

La santé connectée, c’est utiliser les nouvelles technologies pour améliorer la santé des citoyens. J’aime cette définition parce qu’elle porte sur les enjeux et pas sur les moyens”, souligne Julien Larfouilloux, responsable projets e-santé à la direction de la stratégie de l’offre et de l’innovation chez Harmonie Mutuelle.
La promesse de la santé connectée ne manque pas d’intérêt. Schématiquement, on peut en effet identifier deux axes :

  • un meilleur accès aux soins, avec notamment des réponses aux problématiques de distance par rapport aux déserts médicaux ou à la proximité des spécialistes, mais aussi une baisse des coûts,
  • une meilleure prévention, car beaucoup de nouveaux outils permettent de rendre la santé plus ludique, moins anxiogène et plus personnalisée.

La santé connectée aborde aussi des maux peu ou mal traités jusqu’ici. Comme les problèmes de sommeil par exemple qui touchent quand même un tiers de la population mondiale. “Aujourd’hui des solutions connectées émergent sur le sommeil, note Julien Larfouilloux. Leur efficacité reste à démontrer, mais elles apportent enfin un début de réponse.”

Au-delà de la technologie

Inutile de se le cacher, la santé connectée a aussi ses limites. “On voit bien sur les blogs une tendance à se focaliser sur l’innovation plus que sur les avantages qu’elle apporte, remarque Julien Larfouilloux. Un bracelet connecté qui compte les pas, cela peut sembler un gadget. Mais cela peut aussi être un déclencheur pour prendre conscience de sa sédentarité. Le vrai souci, c’est que ces outils sont aujourd’hui utilisés par des sportifs ou par la communauté des geeks et pas par ceux qui en auraient le plus besoin. Il faut que tout cela se démocratise.” Il est donc temps d’oublier la technologie pour se concentrer sur le bénéfice…

D’autant que la vague des gadgets devrait vite passer : “Le tri va se faire, sourit notre interlocuteur. On sent déjà arriver dans le grand public des outils qui étaient jusqu’ici du domaine professionnel comme des impédancemètres – qui permettent de connaître le taux de graisse au-delà du poids – ou des autotests, tensiomètres par exemple. L’arrivée de matériels professionnels chez les particuliers n’est pas un phénomène nouveau. Dans le monde des loisirs, les home cinémas intègrent nos domiciles, dans l’univers de la cuisine, le matériel des grands chefs s’invite chez nous… Cela va se passer de la même façon pour la santé car les patients sont en demande.” Se posera alors la question de la pertinence des résultats et surtout de leur interprétation.

Tous acteurs de notre santé !

Ce qui est déjà clair, c’est que ces objets vont bouleverser nos comportements. “Ils vont nous permettre de devenir acteurs de notre santé ! Aujourd’hui, nous avons déjà accès à plus d’informations pour mieux comprendre, on ne subit plus la maladie. Les médecins sont d’ailleurs confrontés à ce phénomène : leur rôle va forcément évoluer pour mieux accompagner leurs patients au-delà de la maladie au travers de réponses personnalisées.”
Parallèlement, la santé connectée va impacter notre vie quotidienne en nous incitant à améliorer notre hygiène de vie et à suivre les bonnes pratiques : “On ne pourra plus dire qu’on ne sait pas”, insiste Julien Larfouilloux.

Comprendre et accompagner

Pour un acteur majeur comme Harmonie Mutuelle, il est important de ne pas se contenter de regarder le train passer. L’approche se fait là aussi selon deux principaux axes :

  • en rendant ces solutions accessibles, tant sur le plan de la connaissance – expliquer sans dénaturer – que sur le plan financier, en pesant sur le marché,
  • en cherchant à s’investir dans ces filières émergentes.

“L’électronique n’est pas notre cœur de métier, explique Julien Larfouilloux, mais il est important pour nous de bien comprendre ces évolutions pour ne pas les subir.” D’autant que se profile en creux le délicat problème des données générées par tous ces objets. “Nous avons des valeurs éthiques et des patients à défendre et nous ne souhaitons pas laisser la main aux industriels et aux géants du numérique sur ce sujet”, précise Julien Larfouilloux.
Concrètement, Harmonie Mutuelle s’est déjà ainsi positionnée comme partenaire de la Cité de l’objet connecté d’Angers et abrite un incubateur dans ses locaux nantais, la Creative Care Factory, en partenariat avec la Samoa. Elle a également signé une convention avec Orange pour développer des projets communs en e-santé.

Des services et des conseils

Au-delà, Harmonie Mutuelle a aussi déjà lancé un certain nombre d’actions dans le domaine de l’e-santé. En matière de pédagogie, on peut ainsi citer le Guide de la santé connectée, un site Internet ouvert à tous qui évalue les objets connectés de façon objective. Sur un tout autre plan, le service de téléassistance Harmonie Live apporte une réponse techniquement intéressante (aucun abonnement spécifique nécessaire) et surtout plus sociale (service d’écoute et d’assistance 24h/24) au problème de l’isolement et du vieillissement à domicile. Sans oublier bien sûr Betterise, le service de prévention personnalisé qu’Harmonie Mutuelle met gratuitement à la disposition de ses adhérents depuis 2015.

Betterise : celui qui vous fait marcher

Au menu, une vingtaine de thèmes de coaching différents disponibles, de la gestion du stress à la fatigue en passant par le mal de dos et le sommeil… Une récente étude montre que Betterise compte aujourd’hui plus de 23 000 inscrits parmi les adhérents Harmonie Mutuelle, 60 % d’entre eux ayant plus de 50 ans et 20 % plus de 65 ans. On est loin des jeunes technophiles ! Betterise est perçu comme un rituel du matin qui distille des informations personnalisées ou comme un compagnon bienveillant capable d’apporter des conseils pour améliorer son bien-être. Certains ont même réussi à arrêter de fumer grâce à Betterise, mais la majorité des utilisateurs a surtout pris conscience de ne pas suffisamment marcher au quotidien.

Un challenge en mars

Pour sa part, le Guide de la santé connectée a déjà accueilli plus de 100 000 visiteurs en un an et demi. “Il va évoluer, indique Julien Larfouilloux. Nous souhaitons traiter davantage de thèmes liés à la santé connectée avec un travail éditorial plus poussé. Explorer aussi le domaine de la santé environnementale.” Et ce n’est pas tout : en mars, Harmonie Mutuelle lance aussi son mois connecté. Avec un challenge : “Nous allons faire participer gratuitement 600 volontaires qui mesureront quotidiennement leur nombre de pas, afin de réaliser un tour du monde virtuel. L’idée est d’inciter les gens à marcher de façon très ludique.”
D’autres initiatives devraient ensuite ponctuer l’année… Une chose est sûre, Harmonie Mutuelle ne risque pas de se déconnecter de la santé !

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