Retraites : 1ères pistes d’une réforme explosive

Les 26 et 27 août, le 1er ministre, Jean-Marc Ayrault recevait les partenaires sociaux afin de leur présenter les grandes lignes du futur projet de réforme des retraites. A l’ordre du jour : hausse des prélèvements, allongement de la durée de cotisations, prise en compte de la pénibilité du travail…

Comment financer un régime de retraite qui, en l’absence de mesure, devrait atteindre un déficit de 20 milliards d’euros en 2020 ? Un casse-tête politique auquel a dû se plier le gouvernement Ayrault :

Hausse des cotisations sociales ou de la CSG (contribution sociale généralisée) ? 

Le gouvernement a tranché en renonçant à augmenter la CSG. "Elle pèserait sur l’ensemble des ménages, elle n’a pas été créé pour financer les retraites", a déclaré Jean-Marc Ayrault. Ce sont donc les cotisations sociales (salariales et patronales) qui seront augmentées, de 0.15 point en 2014, puis de 0.05 de 2015 à 2017.

Durée de cotisation revue à la hausse  

Avec un allongement à 43 ans à l’horizon 2035 (contre 41,5 annuités actuellement). Cette augmentation se fera de manière progressive, d’un trimestre tous les trois ans, a annoncé le 1er ministre à l’issue de ces deux journées de concertation avec les représentants des syndicats et du patronat.

Instauration d'un "compte personnel de prévention de la pénibilité" 

Le projet de loi prévoit en outre l’instauration d’un "compte personnel de prévention de la pénibilité" à partir de 2015, permettant aux salariés exerçant des métiers pénibles physiquement de partir plus tôt à la retraite.

Cette mesure attendue de longue date par la plupart des syndicats devrait coûter un milliard d’euros aux entreprises en 2020.

Allègement du coût du travail 

Le 1er ministre s’est engagé en faveur d’un allègement du coût du travail afin de compenser la hausse des cotisations sociales. Cette mesure devrait concerner le financement de la protection sociale et plus particulièrement la "branche famille", a affirmé Jean-Marc Ayrault.

 

Les mesures annoncées devront rapporter 7,3 milliards d’euros au régime général d’ici à 2020, la réforme ne touchant pas les régimes spéciaux.

Le projet de loi sera présenté en conseil des ministres le 18 septembre prochain.

Ajoutez votre commentaire


(Ne sera ni diffusé ni publié)
(facultatif)
En déposant votre commentaire, vous acceptez la charte éditoriale de ce blog.